Richard Burcet, Maire de Crépol

Cérémonie du 8 Mai

Ce vendredi 8 mai 2026, la commune de Crépol s'est réunie avec émotion et recueillement pour célébrer le 81ᵉ anniversaire de la Victoire du 8 mai 1945.

Autour du maire, de la municipalité, habitants, élus et enfants se sont rassemblés devant le monument aux morts afin de rendre hommage à celles et ceux qui ont combattu pour la liberté et la paix.

La cérémonie a débuté par la lecture du message officiel rappelant le courage des anciens combattants et le devoir de mémoire transmis aux nouvelles générations. Les enfants, particulièrement investis dans ce moment de souvenir, ont ensuite procédé au dépôt de la gerbe aux côtés du premier édile, un geste symbolique fort qui témoigne de la continuité de la mémoire entre les générations.

Dans le silence recueilli de l'assemblée, que seul un avion et le ronronnement de son moteur perturbait légèrement, cette minute et la Marseillaise venait clore cet hommage profondément émouvant.

Un moment particulier a également marqué cette commémoration : le porte-drapeau a été chaleureusement remercié par le maire pour son engagement et sa présence. À travers lui, c'est tout le travail de mémoire et le dévouement des porte-drapeaux qui ont été salués avec reconnaissance et respect.

Le maire a rappelé dans son allocution l'importance de ne jamais oublier les sacrifices consentis par nos anciens combattants pour défendre les valeurs de la République et préserver la paix. Il a également souligné combien la présence des enfants lors de la cérémonie était un message d'espoir et de transmission essentiel pour l'avenir.

Cette cérémonie du 8 mai à Crépol restera un moment d'émotion, de mémoire et d'unité républicaine, où chaque génération a pu mesurer l'importance de préserver le souvenir de ceux qui ont donné leur vie pour la France.

Merci aux Personnes Présentes 

Les Enfants, un Passage de Mémoire 

Message du ministre des Armées et des Anciens combattants, et de la ministre déléguée auprès de la ministre des Armées et des Anciens combattants.

Il y a 81 ans, dans la nuit du 6 au 7 mai, à Reims, était signée la capitulation sans condition de l'Allemagne.

Le 8 mai 1945, enfin, après des années d'épreuves, d'horreurs et de combats, l'Europe était libérée de l'emprise totalitaire et génocidaire nazie.

Libérée par tous les Alliés. Libérée avec le concours des armées de la France, « la seule, celle qui se bat » et ne se rend jamais.

Ne l'oublions jamais : avant d'être une défaite des armes, ce fut d'abord une défaite de l'esprit.

Ceux qui continuèrent de croire à la victoire n'étaient pas des surhommes. Ce furent les cent trente-trois pêcheurs de l'île de Sein, les cinquante-deux premières engagées volontaires de Saint-Pierre-et-Miquelon. Ce furent des femmes et des hommes de tous âges, de tous horizons, de toutes convictions, différents, mais unis par une même exigence : la liberté.

Cette résolution était d'abord celle de résister au déni du droit et de la justice.

Alors que nous célébrons les 400 ans de la Marine nationale, souvenons-nous de l'amiral Muselier, rallié dès 1940 à la France libre et qui lui donna son emblème : la croix de Lorraine. Souvenons-nous des sous-mariniers du Casabianca, déjouant la vigilance ennemie pour armer la Résistance en Corse. Souvenons-nous des commandos Kieffer, débarqués à l'aube du 6 juin 1944.

Honorons, sur les plages de Provence, les soldats venus d'Afrique, d'Asie et du Pacifique — tirailleurs, goumiers, spahis de la 1ère armée française menée par le général de Lattre de Tassigny, remontant jusqu'à Berlin.

Cette victoire était celle du respect de la souveraineté de chaque peuple et de la dignité de chaque personne, contre ceux qui voulurent réduire notre continent à un empire de maîtres et d'esclaves.

Aujourd'hui, pour que plus jamais le pire ne redevienne possible, il nous revient de transmettre aux jeunes qui s'avancent dans la vie — alors que les derniers témoins nous quittent — le « patriotisme agissant » que le général Leclerc confiait aux hommes de la 2e DB en leur faisant ses adieux.

Transmettre cette force morale, la première arme d'un peuple qui sut, au bord de l'abîme, se redresser.

Vive l'Europe libre. Vive la France !